Agilité et adaptabilité : flexibilité mentale et adaptation aux changements

La flexibilité mentale, également appelée flexibilité cognitive, fait référence à la capacité d'adapter et de changer ses schémas de pensée, ses perspectives et ses comportements en réponse à de nouvelles situations, informations ou défis. Cela implique d'être capable de voir les choses sous différents angles, de remettre en question les idées préconçues et d'adopter de nouvelles approches ou stratégies lorsque cela est nécessaire. 

C'est la capacité de passer d'une situation à une autre ou de passer d'une façon de penser à une autre de façon fluide et rapide afin de s'adapter à des changements imprévisibles. La flexibilité mentale fait partie des fonctions exécutives, qui sont essentielles pour un bon développement et un chemin de réussite aussi bien à l'école que dans la vie de tous les jours. La flexibilité mentale est importante car elle permet de développer son esprit critique, sa créativité, sa tolérance et son empathie. Elle permet aussi de résoudre des problèmes complexes, de prendre en compte d'autres points de vue, de trouver des alternatives et de se remettre en question. Elle favorise également l'apprentissage et la mémoire, en facilitant le passage d'une information à une autre et en évitant la confusion ou la fixation. 

Pour un enseignant cette compétence est très importante car la vie à l'école demande sans cesse de d'adapter aux changements. Entre les élèves absents, les profs absents, les changements d'horaire, les blessures, l'enseignant doit avoir une flexibilité mentale au taquet ! 

Expérience vécue lors du stage en P1 

Durant mon stage de 3 semaines en P1 j'ai dû faire preuve de flexibilité mentale à de nombreuses reprises.

Premièrement, lorsque je donnais une leçon aux élèves et que je sentais qu'ils commençaient à décrocher et à ne plus être attentifs, nous faisions un intermède psychomoteur ou musical. L'un des intermèdes qu'ils avaient beaucoup apprécié était " le jeu de la gomme". Les élèves devaient placer une gomme sur leur tête et marcher aléatoirement dans la classe sans dire un mot. Si un élève faisait tomber sa gomme par terre, il devait arrêter de marcher, ne plus bouger et attendre d'un camarade de classe le lui remette sans faire tomber la sienne. Comme ils appréciaient particulièrement cet intermède, je l'ai fait varier pour que ça ne soit pas toujours la même chose : une fois ils plaçaient la gomme sur la tête, une fois sur l'épaule droite puis la gauche, une fois sur le pied droit puis le gauche, etc.

Ensuite, lors de l'avant dernier jour de ce stage, ma maitre était tellement malade qu'elle a décidé de repartir chez elle en fin de matinée et de me laisser gérer la classe tout seul. Bien évidemment, je n'étais pas préparé à cela je m'en suis bien sorti. J'ai continué à avancer dans les apprentissages avec les élèves et je me sentais encore plus à l'aise car il n' y avait plus cette pression de se sentir "jugé" par quelqu'un d'autre.

Expérience lors du stage contrat 

Durant ce stage que j'ai vécu avec JH, nous avons dû improviser tout une après-midi d'activités avec sa classe de P2-3 car l'autre institutrice qui était censée les prendre en charge était absente. Moi, j'avais fini plus tôt avec ma classe de P4-5-6 car ils avaient néerlandais toute l'après-midi donc j'avais proposé mon de venir en aide à mon collègue.

Après avoir réfléchi à ce qu'on pourrait faire, on était d'accord sur le fait de faire une ou des activités qui ne nécessitait pas de feuille ou de grosse préparation. Nous avons eu l'idée de faire une activité musicale dans la première partie de l'après-midi puis une activité psychomotrice en dernière heure. Comme j'habitais à 800m de l'école, nous nous sommes vite rendu chez moi pour prendre le matériel nécessaire pour ces deux activités à savoir : un baffle, un pulsodrome et les fiches images.

Cet imprévu nous a donné l'opportunité de faire du co-enseignement pour la première fois. Nous avons commencé par apprendre aux enfants un jeu de bodyclapping que nous avions nous-même appris à la Haute école nommé "le jeu des 7 temps". Il consiste à frapper 7 fois ses mains sur ses jambes de manière constante puis 3 autres variantes.

Ensuite, nous les avons initié au pulsodrome. Comme son nom l'indique, c'est un outil qui permet de travailler la pulsation et rythme de manière simple avec les enfants. c'est une grille rythmique divisée en 16 cases (parfois plus) sur une affiche. On peut y superposer des petite fiches images qui correspondent à des gestes à faire avec les enfants. C'est l'enseignant qui donne le rythme auquel il faut avancer grâce à une latte ou une baguette.  Vous pouvez avoir un aperçu des différentes possibilités en cliquant ici.

En dernière heure, nous leur avons fait vivre une activité interdisciplinaire qui mêlait la psychomotricité et les tables de multiplication qu'ils étaient en train d'apprendre à e moment-là. Nous avions créé cette activité nous-mêmes dans le cadre du cours de psychomotricité en BAC 2, il s'agit de la boucle infernal.

Pour y jouer, les élèves sont répartis en 2 équipes. Le but du jeu est de marquer un maximum de points dans le camp adverse. Comment faire ? Les deux équipes sont dans leur camp délimité par des cônes/plots. Ces 2 camps sont reliés par un chemin de cerceaux . Les élèves doivent sauter à pied joints dans les cerceaux. Quand 2 élèves se rencontrent sur le chemin, l'enseignant leur pose une question en rapport avec les tables de multiplication . L'élève qui donne la bonne réponse le plus rapidement continue sa route tandis que l'autre repart dans son équipe en quittant le chemin. Dès lors que le membre d'une des 2 équipes perd le duel, un nouvel élève peut entamer sa route sur le chemin jusqu'à ce qu'il rencontre un adversaire. Le point est marqué lorsqu'un élève arrive dans le cerceau du camp adverse. Une fois que c'est fait, le joueur retourne dans son équipe et le jeu peut reprendre.

On a vraiment vu que les élèves étaient motivés et se prêtaient sérieusement au jeu. Cela avait également beaucoup plu à la maitre de stage de JH qui n'avait jamais vu ça auparavant.

J'ai également pu faire la même activité quelques semaines plus tard lorsque j'avais accepté de remplacer l'institutrice de P1-P2. Je devais voir la table de 5 avec eux et j'ai directement pensé à cette activité en guise d'entrainement. Vous trouverez une petite démonstration via le lien ci-dessous.


En bref, je pourrais encore citer un bon nombre de moments où j'ai dû m'adapter tellement c'est fréquent dans ce métier. Grâce à l'ensemble des tages que j'ai effectués, je pense avoir développer une solide flexibilité mentale, qualité que mes maitres de stages ont déjà pu souligner dans mes rapports.

Toussaint Onambélé Ngono - Blog personnel
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